Comment une entreprise ayant un capital fictif de Rs 100,000 et sans aucune expérience en matière de décontamination peut-elle obtenir un contrat de la State Trading Corporation (STC) pour nettoyer ses bureaux, entrepôts et flotte de véhicules?

Comme s’il ne suffisait pas que cette entreprise fraîchement sortie de son emballage obtienne un contrat à six chiffres, on est maintenant amené à comprendre, de par les témoignages de différents individus en cour, que Soopramanien Kistnen avait reçu l’ordre de faire une offre plus élevée (Rs39 par mètre carré) pour le contrat de décontamination afin de perdre volontairement au profit de Neeteeselec Ltd – une compagnie fondée par une hôtesse de l’air employée par la flotte nationale (Air Mauritius).

Les avocats représentant les intérêts de la famille Kistnen tentent de déterminer s’il existe un lien entre le contrat attribué à l’entreprise et la directrice étant l’amie d’enfance de Yogida Sawmynaden. Il est à noter que le STC tombe sous l’égide du ministre du commerce, une position qui a été maintenue par Yogida Sawmynaden jusqu’à hier lorsque ce dernier, face à la pression populaire, s’est vu dans l’obligation de démissionner en tant que tel.

La déposition de plusieurs témoins se poursuivra ce matin au tribunal de Moka. L’enquête judiciaire a sans aucun doute montré à la population, par l’intermédiaire de la presse, comment des contrats et des transactions financières s’élevant à des millions de roupies se sont déroulés pendant la pandémie du Covid-19 alors que les petites et moyennes entreprises n’avaient d’autre choix que de fermer leurs portes.

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