Didier Jhureea, un mauricien âgé de 35 ans s’est retrouvé coincé à l’île de la Réunion depuis maintenant plusieurs mois, ne s’étant pas attendu à une fermeture subite des frontières ariennes. Ce père de trois enfants nous raconte à travers un appel téléphonique le calvaire qu’il vit.

Comme tous Mauriciens, Didier Jhureea était parti en vacances sans penser que la crise de coronavirus allait atteindre les îles de l’océan Indien. Le lendemain de son arrivée à la Réunion, soit le 11 mars, le gouvernement Réunionnais annonça qu’un premier cas positif de Coronavirus fut recensé sur l’île. Contre toute attente, cinq nouveaux cas seraient confirmés dans les jours qui suivirent. Le soir du 18 mars, le premier ministre Mauricien annonça les trois premiers cas de Coronavirus à travers une conférence de presse diffusée à la télévision nationale, une nouvelle qui troublerait la population entière. Pendant ce temps, les bruits courent qu’une fermeture complète des frontières serait à venir.

Pour Didier Jhureea, les vacances commencèrent déjà à prendre une autre tournure. Face à la crise, ses plans initiaux ont été bouleversés. Dans la foulée des évènements, il se retrouva dans la rue et a même été victime de racket. C’est une organisation nommée GARMS (Groupement des associations Réunion Maurice Solidarité) qui lui a tendu la main et a pourvu un endroit sécurisé pour qu’il puisse résider de façon temporaire. L’homme se dit être reconnaissant envers ladite organisation car autrement il serait toujours à la rue à l’heure actuelle.

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